L’échange de profil ESEM pourrait soutenir le financement des batteries du NEM si le partage des risques est clarifié
L’échange de profil ESEM pourrait soutenir le financement des batteries du NEM si le partage des risques est clarifié
Les écarts de rentabilité des batteries sont volatils et concentrés en soirée, ce qui complique leur financement. L’échange de profil ESEM proposé dans le Nelson Review permettrait à une batterie de vendre à terme son écart à un acheteur central, transformant ainsi des revenus marchands en flux de trésorerie contractuels.
L’Administrateur ESEM achèterait le contrat à long terme auprès de la batterie, offrant ainsi au projet une visibilité sur les revenus pendant la période nécessaire au financement. À l’approche de la livraison, l’Administrateur revendrait des produits standardisés à plus court terme sur le marché.
Selon la conception proposée, l’échange serait réglé sur un écart désigné chaque matin à partir de la prévision de la demande résiduelle. Cependant, la batterie conserverait sa propre stratégie, car le contrat reste financier.
L’échange de profil doit répondre à deux questions : dans quelle mesure l’écart standardisé correspond aux gains réels des batteries marchandes, et qui supporte le risque lors des jours de rareté si les écarts divergent.
Cet article examine qui achèterait ou vendrait ce produit, en quoi le bloc désigné diffère de l’optimisation marchande, et ce que cela signifie pour les batteries souhaitant transformer l’arbitrage en revenus finançables.
Résumé exécutif
- L’échange de profil transforme l’arbitrage batterie en flux de trésorerie contractuels. Une batterie vend un écart journalier standardisé à l’Administrateur ESEM, qui le conserve puis revend des produits à plus court terme.
- Les charges appuyées par les renouvelables ont le besoin de couverture le plus fort côté acheteur. L’acheteur central reste clé car la demande privée est fragmentée et à plus court terme.
- Le bloc désigné vise à façonner la demande. Il suit la demande résiduelle prévue, donc il ne coïncide pas toujours avec les périodes de valorisation maximale sur le marché.
- Les écarts marchands prévus soutiennent les batteries de quatre heures ou plus. Une batterie de deux heures ne suffit pas car l’écart prévu ne permet pas de financer l’investissement.
- L’exposition aux jours de rareté est difficile à valoriser. Les cas de force majeure, les contraintes et les indisponibilités peuvent laisser le vendeur devoir l’écart sans revenus marchands compensatoires.
Les charges adossées aux renouvelables sont un débouché naturel pour l’échange de profil
Les batteries vendent naturellement l’échange puisqu’elles se chargent lorsque les prix sont bas et se déchargent lorsque les prix sont élevés. L’échange de profil leur permet de vendre cette exposition à terme sans perdre le contrôle opérationnel.
Peu d’acteurs achètent naturellement cet échange. Les charges adossées aux renouvelables ont une position d’acheteur plus claire car leur production les expose à des prix bas à midi, tandis que leur charge résiduelle les expose à des prix plus élevés le soir.
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