L’état du développement solaire dans le NEM : chaque nouveau projet engagé est hybride
L’état du développement solaire dans le NEM : chaque nouveau projet engagé est hybride
Les projets hybrides associant solaire et BESS ont remplacé le solaire autonome dans le pipeline de développement du NEM. Le parc en exploitation est aujourd’hui composé à 95 % de solaire autonome, mais chaque nouveau projet solaire engagé pour 2027 et 2028 est associé à une batterie.
Les revenus marchands du solaire dans le NEM perdent désormais les deux tiers du prix moyen du NEM à cause de la forme horaire (prix cannibalisés). Ainsi, le stockage est ce qui permet la viabilité des nouveaux projets solaires. Un hybride optimise aussi une connexion réseau coûteuse, améliore les facteurs de pertes marginales (MLF), peut réduire la limitation, génère des revenus via les services de stabilité du système, et offre une garantie pour les PPA. La batterie peut sacrifier une partie de la captation de revenus, mais la flexibilité du produit hybride combiné soutient mieux les contrats bancables.
Cet article explique comment les développeurs ont fait évoluer le pipeline solaire vers des projets uniquement hybrides, et comment les prix futurs du solaire évoluent.
Résumé exécutif
- Le pipeline solaire engagé pour le futur est entièrement hybride. Un seul projet autonome conserve le statut « anticipé » de l’AEMO, mais n’a pas signalé de progrès depuis sa vente en 2018. Le parc actuel est à 95 % autonome, mais cette part diminue avec l’arrivée des rétrofits BESS.
- Les premiers hybrides couplés DC arrivent en 2027 : Goulburn River Solar Farm (588 MW solaire, Nouvelle-Galles du Sud) et Fulham Solar Farm (80 MW, Victoria).
- Le LCOE du solaire a chuté de 14 % en trois ans alors que les revenus ont baissé de 71 % par MWh. Cela signifie que le ratio coût/revenu s’est dégradé, même si les coûts baissent.
- Les perspectives s’améliorent : les prix horaires prévus du solaire se stabilisent ou remontent selon l’état, alors que le capex continue de baisser. Le stockage renforce encore l’intérêt économique.
- La répartition régionale du pipeline solaire suit les prix actuels, et non les régions où la reprise des prix est la plus forte.
L’autonome a dépassé son pic dans le mix opérationnel
La capacité solaire autonome à grande échelle dans le NEM a atteint un pic de 12,5 GW en 2025. Désormais, chaque projet engagé inclut une batterie, et les projets existants sont équipés de BESS en rétrofit. Le développement solaire a ralenti en 2026 avec le passage à la co-localisation, mais repartira en 2027 avec 3,3 GW de solaire hybride mis en service.
Cette année, Quorn Park (97 MW solaire, 20 MW BESS, couplage AC) deviendra le premier hybride greenfield du NEM, sous une seule autorisation de connexion réseau. La batterie est déjà en service, le solaire devant démarrer plus tard cette année. Les hybrides, où des batteries ont été ajoutées à la même connexion réseau que le solaire, existent dans le NEM depuis 2019, mais uniquement en rétrofit jusqu’à présent.
En 2026, 1,7 GW de capacité autonome basculent en hybride via des rétrofits. Limondale, New England, Broadsound, Culcairn et Gunsynd ajoutent chacun un BESS à leur connexion réseau existante.





