Rapport sur les marchés financiers européens du stockage par batteries : T1 2026
Rapport sur les marchés financiers européens du stockage par batteries : T1 2026
Modo Energy a suivi 53 transactions de systèmes de stockage d'énergie par batteries (BESS) au T1 2026, soit une hausse de 50 % par rapport au T4 2025, ajoutant 11 GW de capacité. Les dettes de financement de projet (PF) divulguées ont dépassé 3 milliards d'euros à travers 12 transactions ayant publié une valeur de dette sur des projets BESS autonomes et co-localisés avec du photovoltaïque. Cinq accords d'achat (offtake) ont été suivis séparément, dans cinq pays différents.
Il s'agit de la deuxième édition du suivi trimestriel des transactions BESS européennes de Modo Energy. Pour un bilan complet de l'année 2025, consultez le rapport 2025 sur le financement BESS en Europe.
Points clés à retenir
- Le nombre de transactions et la capacité ont augmenté de 50 % d'un trimestre à l'autre, atteignant un record de 53 transactions et 11 GW. 3,1 milliards d'euros de dettes ont été divulgués sur des projets BESS autonomes et co-localisés avec du photovoltaïque.
- Les BESS autonomes représentent 66 % des transactions, contre 88 % en 2025. La baisse des taux de captation solaire combinée aux goulots d'étranglement pour le raccordement au réseau en Europe incitent de plus en plus les développeurs à opter pour des projets co-localisés.
- Sept transactions ont été conclues à 500 MW ou plus, menées par la coentreprise PPC/Metlen de 1,5 GW en Europe du Sud-Est, le portefeuille espagnol de 1,2 GW de FRV et le refinancement britannique de 1 GW de Low Carbon.
- L'Allemagne est en tête avec 13 transactions, soit plus du double des six du Royaume-Uni. La France et la Pologne en ont enregistré quatre chacune ; l'Italie, l'Espagne et le Portugal trois. La Serbie et la Hongrie apparaissent pour la première fois dans le suivi.
- Les structures de revenus sont restées non divulguées pour la plupart des transactions : 43 sur 53. Sur les dix divulguées, trois étaient entièrement marchandes (en Allemagne et en Grèce), cinq entièrement sous contrat et deux mixtes. L'Allemagne est le seul marché à avoir des transactions dans les trois catégories.
Nous suivons chaque trimestre des transactions représentatives. Vous avez repéré une transaction manquante ou avez des questions ? Contactez l'auteur à cosima@modoenergy.com.
Nombre de transactions suivies à un nouveau record trimestriel
Le graphique ci-dessous regroupe chaque transaction suivie par type, capacité et contrepartie.
Les 53 transactions du T1 2026 dépassent largement les 35 du trimestre précédent. La capacité atteint 11 GW dans 19 pays, soit une hausse de 51 % par rapport aux 7,2 GW du T4 2025.
L'Allemagne creuse l'écart tandis que de nouveaux marchés émergent
L'Allemagne se distingue avec 13 transactions, soit le double du Royaume-Uni (6) et plus de trois fois tout autre marché. Les deux premiers marchés représentent à eux seuls 36 % de l'activité du T1 2026. 13 des 19 pays n'ont enregistré qu'une ou deux transactions.
La France et la Pologne ont chacune comptabilisé quatre annonces, mais la comparaison s'arrête là. Les projets français sont tous commerciaux (levées de fonds, un refinancement, un accord d'achat). Trois des quatre projets polonais bénéficient de subventions publiques.
La Serbie et la Hongrie apparaissent pour la première fois dans le suivi avec une transaction chacune. Celle de la Hongrie est un CfD de 10 ans obtenu via un appel d'offres public, soutenu par une dette de 58,9 millions d'euros d'UniCredit Hongrie. Cette structure CfD plus dette commerciale pourrait servir de modèle pour d'autres marchés émergents.
Le financement de projet domine, suivi de près par les fonds propres et les acquisitions
Le financement de projet arrive en tête avec 32 transactions et 7,3 GW ; le capital divulgué est concentré sur les plus gros dossiers. Trois transactions totalisent les deux tiers (2,07 milliards d'euros) des 3,1 milliards d'euros de dettes divulguées : le package solaire et BESS d'Enerparc d'1 milliard d'euros en Allemagne, France et Espagne, le refinancement britannique de 581 millions d'euros de Low Carbon, et le prêt vert italien de 487 millions d'euros mené par la BEI pour le projet Sophocles. Les deux premiers combinent solaire et BESS sans distinguer la part BESS, la dette purement BESS est donc inférieure au chiffre global de 3,1 milliards d'euros. Seul Sophocles est un financement purement BESS.
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