Rapport sur les perspectives du marché NEM : T2 2026
La prévision NEM d’avril 2026 redéfinit notre vision du marché sur plusieurs axes : la rapidité de la croissance de la demande, le rythme des retraits du charbon, la montée en puissance des batteries, et l’évolution des écarts de prix. Cela influence directement les perspectives économiques pour les systèmes de stockage par batteries (BESS), notamment les états et durées optimaux selon l’année de mise en service. Ce sont les principales décisions stratégiques pour les nouveaux investisseurs.
Ces axes évoluent à des rythmes différents. Les sorties du charbon élargissent les écarts jusqu’à un pic en 2030. L’essor du stockage les réduit progressivement jusqu’à la fin des années 2030. Le passage aux BESS de 8 heures intervient vers 2037. La rentabilité d’un projet dépend de son positionnement dans cette séquence.
Cet article suit comment ces révisions d’hypothèses transforment le dispatch du NEM, les écarts BESS et la durée optimale jusqu’en 2050, et ce que chaque évolution implique pour l’année de mise en service des projets.
Points clés à retenir
- Le déploiement des batteries domestiques en Australie a dépassé les attentes. La prévision d’avril 2026 porte la capacité prévue pour 2030 de 10,4 à 18,1 GWh (+74%).
- Les marchés des combustibles de la côte Est ont divergé. Les prix à terme du charbon de Newcastle ont augmenté de 25 à 30 % en raison de marchés d’exportation plus tendus, tandis que le gaz de Wallumbilla a baissé car la capacité d’exportation GNL plafonnée a découplé le gaz de la côte Est des signaux mondiaux.
- Les écarts sur 4 heures culminent en 2030, puis diminuent de 25 à 50 % d’ici 2035 en Nouvelle-Galles du Sud, Australie-Méridionale et Victoria grâce à l’essor du stockage résidentiel ; le Queensland reste stable jusqu’en 2040.
- Les BESS de 8 heures dépassent les 4 heures en revenus par MW à partir de 2037, portés par les batteries domestiques et à grande échelle qui aplatissent le pic diurne.
Les prix des matières premières et les batteries domestiques motivent la révision d’avril 2026
Deux changements majeurs expliquent la plupart des révisions entre février et avril. Les prix à terme du charbon de Newcastle ont grimpé de 25 à 30 % avec le resserrement des marchés d’exportation, tirant vers le haut les prix de gros à court terme. La subvention pour les batteries domestiques a fait bondir de 74 % la capacité installée prévue pour 2030, comprimant les écarts à la fin des années 2030. Le gaz de Wallumbilla, les appels d’offres CIS et LTESA, ainsi que le calendrier de fermeture du charbon, ont moins évolué. Ces changements fixent le contexte de l’offre et de la demande pour la décennie à venir.





