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Les BESS remportent trois des quatre premiers contrats de puissance réactive en Grande-Bretagne. L’Allemagne et l’Espagne suivent

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Modo Energy

Les BESS remportent trois des quatre premiers contrats de puissance réactive en Grande-Bretagne. L’Allemagne et l’Espagne suivent

​Trois marchés européens officialisent l’achat de puissance réactive alors que la production synchrone se retire. L’appel d’offres LT2029 du Royaume-Uni porte sur 1 450 MVAr répartis sur trois zones ; les GRT allemands prévoient un déficit de 27 000 MVAr d’ici 2030. L’Espagne, qui ne disposait d’aucun marché de la puissance réactive avant 2025, lance des enchères compétitives quotidiennes pour remplacer l’obligation des CCGT, qui coûtait 176 millions d’euros par an aux consommateurs.

Qu’est-ce que la puissance réactive ?

Les réseaux électriques transportent deux types de puissance. La puissance active (MW) effectue le travail utile. La puissance réactive (MVAr) maintient les champs électromagnétiques nécessaires au fonctionnement des réseaux AC. Aucun consommateur ne la paie directement. Mais si elle disparaît, la tension s’effondre.

La puissance réactive est locale : la fréquence est à peu près uniforme sur un réseau synchrone, mais la tension varie selon la localisation. Un excédent au nord ne résout rien si le déficit est au sud.

Pourquoi la puissance réactive devient-elle une opportunité de revenus pour les BESS ?

Les centrales thermiques contiennent des machines synchrones qui fournissent automatiquement de la puissance réactive, comme condition de raccordement au réseau. Pendant la majeure partie de l’histoire, la puissance réactive n’était pas un problème, car les centrales thermiques fonctionnaient en permanence. Leur retrait réduit d’autant le « pool » d’obligation.

Les modélisations de Modo prévoient que la production synchrone en Grande-Bretagne passera de 55 % à 33 % du mix entre 2026 et 2035. En Espagne, la sortie du nucléaire réduit la production synchrone de 23 % en valeur absolue, tandis que la production renouvelable augmente de 67 %. Les opérateurs de réseaux doivent créer un signal de prix qui n’existait pas auparavant.

Les compensateurs synchrones sont conçus pour la puissance réactive, et les opérateurs de réseau les déploient. Ils n’ont aucune capacité de puissance active ni autre source de revenus. Les onduleurs éoliens et solaires peuvent fournir de la puissance réactive, mais uniquement lorsqu’ils produisent, et au détriment de la puissance active disponible. Les BESS utilisent la même architecture d’onduleur, sans ces contraintes. Ils sont disponibles quel que soit l’état de charge, et un contrat de puissance réactive s’ajoute à d’autres revenus sans concurrence directe.

Panorama des marchés

Chaque marché suit le même schéma : la production synchrone se retire ou cesse de fonctionner économiquement, son obligation de puissance réactive disparaît, et l’opérateur de réseau crée un marché pour la remplacer. La façon dont ce problème se présente dépend du mix énergétique et de la géographie de chaque système.

En Grande-Bretagne, le vieillissement du parc gazier fait peser un risque élevé de perte de puissance réactive dans certaines zones. En Espagne, les CCGT fonctionnent encore, mais le coût de leur mobilisation pour la puissance réactive augmente. En Allemagne, le charbon et la lignite assuraient un fonctionnement en base continue sur de longues liaisons nord-sud, et les corridors DC construits pour acheminer l’électricité renouvelable vers le sud amplifient la contrainte de puissance réactive sur le réseau AC au lieu de la soulager.

Le Royaume-Uni a officialisé l’achat de puissance réactive et les BESS ont remporté trois des quatre premiers contrats

La gestion de la tension coûtait environ 320 millions de livres par an au Royaume-Uni en 2022, soit environ 11 livres par foyer. Chaque CCGT a une obligation de puissance réactive en tant que condition de raccordement au réseau. Lorsqu’une centrale ferme, cette obligation disparaît.

La plupart des centrales à gaz britanniques ont été construites dans les années 1990 et au début des années 2000 et approchent ou dépassent leur durée de vie prévue. La rénovation coûte environ 81 £/kW pour une prolongation de cinq ans selon l’analyse du DESNZ, un chiffre antérieur aux tensions actuelles sur la chaîne d’approvisionnement, en partie dues à la concurrence des centres de données pour les mêmes composants de turbine.

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